LES BAGAGES LEGERS D UNE NOMADE OU PAS

Publié le par Tropiquirinha

Article tiré de VIE NOMADE AU GRE DES SENSATIONShttp://www.vie-nomade.com/

 

Le nomade se doit-il de voyager léger?

 

Vrai! Bon je ne vous apprends rien. Personne n’aime voyager lourd de toute façon. Et la valise a ses limites que la raison ne connaît point.
Mais relativisons la légèreté. Il y a un tas de facteurs à considérer lorsque l’on décide de la quantité de biens à emporter avec nous…

1. Quels biens de valeur possède-t-on?

Serviette de bain à séchage ultra-rapide... compacte ;)

Serviette de bain à séchage ultra-rapide… compacte ;)

Il faut avant tout faire la part des choses entre l’indispensable et ce que l’on peut laisser derrière soi.

Selon le budget, une paire de jeans par exemple, peut être considéré comme un objet assez cher. Et pourtant, c’est possiblement l’habit le plus lourd et le plus encombrant… mais qui fonctionne pour toutes les saisons. Il faut jouer du compromis. Misez-vous finances et légèreté, ou misez-vous finances et praticité?

Autre exemple: ai-je réellement besoin de prendre avec moi cette grosse serviette de bain qui prend toute la place dans mon sac? Une serviette bon marché ne coûtera pas cher sur place, ou alors, je peux investir dans une serviette super-fine sèche-vite qui nous suivra partout (la mienne a trois ans et elle est toujours là).

2. Nos biens sont-ils pratiques?

Ce joli débardeur brodé de blanc est-il adapté? 1. Je dois prendre un soutif spécial couleur peau sans bretelles rien que pour lui 2. Il va devenir jaune/gris en trois lavages avec mes autres habits, ou alors je devrai toujours le laver à la main et selon le climat il ne sèchera pas assez rapidement, etc.
Bref, vous l’avez compris, je ne prendrai pas ce débardeur brodé blanc avec moi.

Raisonnez en ce sens: cet objet peut-il être utilisé dans différentes circonstances? P.ex. quand il fait beau, quand il pleut, quand il faut chaud, quand il fait froid, à l’intérieur, à l’extérieur…
Pour les habits, pensez couches et superpositions: un leggings par exemple, peut se porter sous un pantalon s’il fait trop froid, sous une jupe, comme pantalon de sport, comme pyjama…

Cela vaut d’ailleurs aussi pour le pyjama: est-il sortable votre pyjama? Pourriez-vous envisager d’aller faire un jogging avec? D’aller faire vos courses avec?

3. À quelle(s) saison(s) voyage-t-on?

Un must pour les affaires d'hiver épaisses, un sac dont on aspire l'air.

Un must pour les affaires d’hiver épaisses, un sac dont on aspire l’air.

La mousson? Le froid glacial de l’Alaska en hiver? L’Afrique sub-saharienne? La jungle de Bornéo (attention aux coupeurs de tête!)? Toute l’année? D’un continent à l’autre? D’un climat à l’autre?

Si je vais toute l’année en Asie du sud-est, il est clair que je ne prendrai pas avec moi ma grosse doudoune d’hiver et ce même si je compte passer un mois en Corée durant l’hiver (brr)! J’achèterai à l’occasion un pull en laine immense pour compenser, une paire de gants pas chers sur un petit marché et je survivrai (on survit, je vous assure). Il faut être proportionnel dans son raisonnement.

Problème: si l’on n’a aucune base où laisser ses affaires, c’est plus délicat (moi je triche un peu, je laisse des affaires chez mes parents ou chez des proches).
Si l’on calcule des habits pour trois saisons (chaleur étouffante VS froid glacial VS printemps/automne) la quantité d’objets à emporter peut vite devenir encombrante.

C’est à ce moment là qu’il faut revenir sur la question 1. du budget. Préférons-nous voyager léger (et à ce moment avons-nous un budget à allouer au rachat régulier, au fil des déplacements, d’éléments propres à un certain climat) ou alors ne pouvons-nous pas nous permettre d’être constamment en train de consommer, et acceptons-nous de voyager un tantinet plus lourd?

4. À quel rythme change-t-on de pays, embarquons-nous dans des moyens de transports?

Là j'ai de la chance, le métro est vide...

Là j’ai de la chance, le métro est vide…

Plus les transports sont fréquents et chaotiques, plus on souhaitera réduire le poids et la taille de ses effets personnels. Sinon on se retrouve avec le dos cassé, l’esprit plutôt bas, et on va payer le prix fort en massages thaïs et bières pour se consoler ;)

On peut miser sur la commodité des transports employés. Si je ne compte me déplacer qu’en avion par exemple, je sais que j’ai de bonnes chances de trouver un chariot à l’aéroport. Je sais que je prendrai une navette qui coûte peut-être un brin plus cher, mais qui m’évitera de devoir traverser la ville à pieds jusqu’à l’arrêt de bus.
Cependant si on tape dans l’ultra-budget, on est vite surpris du manque d’alternatives qui nous permettraient un déplacement logique et facile, même dans les grandes villes.

Bref si vous comptez vous déplacer sans compter, n’ayez pas plus sur vous qu’un bagage principal et un petit bagage pratique à garder près de vous.

La dépression du bagageur

Un tournesol déprimé... Hydratez-vous!

Même les tournesols dépriment parfois… Hydratez-vous!

J’appelle ainsi le petit down qui survient à chaque fois qu’il faut faire ses valises, abandonner des choses qu’on aimait quand même bien, constater que notre existence prend bien peu de place en ce bas monde, se charger comme un mulet sur-exploité à des heures improbables et finalement faire chier tout le monde dans les transports publics parce qu’on est trop cheap pour prendre un taxi.

Je n’ai pas de recette gagnante si ce n’est de faire le plein de vitamine C. Faites-vous une cure d’agrumes quelques jours avant de partir et hydratez-vous toujours bien. Et puis allez, vous avez été cheap pour le taxi, permettez-vous un petit remontant à l’aéroport, ça fait des miracles.

Je constate ce petit down à chaque fois, il dure quelques jours, une semaine peut-être, autant que le jetlag probablement ;)

Une astuce: faire son sac par piles successives

À mon sens, cela ne sert à rien de compter les pièces d’habits. Il faut penser poids et quantité supportables. Cela se définit avec l’expérience. Plus vous voyagerez, plus votre bagage deviendra une extension de vous-même et vous n’aurez plus besoin de calculer.

En attendant, si vous en êtes à vos premiers gros déplacements de longue durée, il est conseillé de procéder par piles: pile de t-shirts, pile de pantalons, pile de slips, électroniques, etc.
Faites une première pile raisonnable de chaque catégorie, puis constatez qu’il y en a beaucoup trop, et enlevez un ou deux morceaux de chaque pile. Refaites un tour ou plusieurs si nécessaire. Il ne vous restera plus que l’essentiel ;)

En conclusion…

Tâchez de garder une vue d’ensemble et, je le répète: restez proportionnel.

Avez-vous réellement besoin de 2 maillots de bain pour votre séjour d’un mois aux Philippines? Je vous rassure, si votre maillot casse, vous pourrez facilement en trouver un autre. Votre maillot sèchera en un temps record, aussi. Et si vraiment vous n’en trouvez pas un nouveau de remplacement, baignez-vous en slip (noir, s’il vous plaît), ou mieux encore, en shorts, en t-shirts, personne ne s’en offusquera, et vous vous éviterez un coup de soleil.

Dans les prochains articles sur les bagages…

Je vous parlerai de mon choix (sac à dos ou valise? hinhin, l’éternel débat) et vous montrerai un peu ce que j’emporte avec moi.

Publié dans VOYAGES

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