L ART DE SE GACHER LA VIE 1

Publié le par Tropiquirinha

Je viens de lire ce fabuleux livre qui me concerne à 1000 %.

L ART DE SE GACHER LA VIE DE Marie Andersen. J'y ai noté les paragraphes qui m'ont le plus percutée et je suis en train de relire ce livre. J'ai décidé d'en écrire quelques paragraphes et de vous les faire partager. Je pense que cela vous donnera vraiment envie de lire le livre en entier.

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Certaines petites misères ou vrais malheurs déboulent dans nos vies comme la grêle au printemps mais, de temps à autre, n'attirerait-on pas la foudre comme un paratonnerre, par inconscience ou maladresse ? ou pire, ne serait on pas parfois l artisan de notre propre malheur ? Comment faire pour sortir de la tourmente quand on ne comprend pas ce qui nous y maintient ?

Se gâcher la vie c'est s obstiner en vain : vouloir changer ce qui ne changera jamais. S'entêter sans résultat. Se tracasser inutilement. Croire à l impossible. Se cramponner à ses idées sans les remettre en quetion. Rester écartelé entre deux voies en refusant de choisir. Se résigner à subir. Répéter encore et encore les mêmes comportements sans prendre en compte leur inefficacité.

On se gâche la vie parce qu'on raisonne mal : on généralise trop vite, on fait des liens de cause à effet inappropriés, on imagine sans vérifier et on interprète à partir de soi-même. On se gâche la vie parce qu'on stagne dans l'' inconfort ou qu on agit de façon strérile. Parce qu'"on n'accepte pas l inéluctable et qu'on met son énergie au mauvais endroit. On n'arrive pas à prendre du recul, on reste assis sur ses convictions, on ne comprend pas, on se décourage, accroché à soi-même, hors du temps, hors du vrai, hors du réel.

L inanité de notre persistance n'et pas toujours consciente, ou si peu. Elle est souvent involontaire et nous parait la seule voie. On reproduit ce que faisaient nos parents ou les gens qui nous entourent, sans réfléchir à l inefficacité de ces fonctionnements.

On ne sait pas comment faire autrement, on a toujours fait comme ça, mais ça ne fonctionne plus. On en attribue souvent la cause aux circonstances ou à autrui qu'on rend responsable de notre frustration. Ou à l inverse, on se culpabilise : on n'est pas à la hauteur. On est incapable ou carrément nul.

Jusqu'où rester fidèle à soi-même ? quand faut -il renoncer à s'acharner ? Il n'est pas simple de définir si une attitude est stérile ou si , avec le temps, elle pourrait s'évérrer efficace. Comment savoir si la persévérance sera mortifère ou fructueuse ? L immobilisme serait il source de paix ? Faut il vraiment que nos actes soient utiles . Si tout n'est que vanité et poursuite du vent, n'y a -t-il pas quelque attrait à la futilité ou à l insignifiance ?

                                      L OBSTINATION


L obstination qui nous fait tant de tort porte sur des idées nuisibles, un immobilisme stérile et des comportements contreproductifs. De récentes études scientifiques démontrent que lorsqu on reproduit un comportement habituel, même néfaste, on est soumis à des mécanismes qui nous poussent tjs pous loin dansla répétition ! Cela s'explique par un raisonnement étonnant mais très cohérent, que les psys connaissent et que les neurosciences confirment.

Accepter l inchangeable, remettre sa vie en question et modifier ses habitudes. Comprendre que pour cesser de s'empoisonner l'existence, il faut accepter l'imperfection de la vie, des autres et de soi-même, ainsi que la finitude de toute chose et la solitude existentielle. Ce temps de respiration est indispensable pour lâcher prise, parce qu'il ne suffit pas de comprendre et de lire des solutions. Si c'était si simple, on serait tous heureux ! les petites formules de bonheur sont de bien agréables coups de pouce, mais ne jettent souvent que poudre aux yeux


Se gâcher la vie est un droit, pas un devoir ! C'est un art pernicieux et bien inutile auquel on consacre beaucoup d'énergie, malgré soi.


                                              L OBSTINATION

L obstination n'est pas synonyme de persévérance ou de courage. L obstination est un entêtement qui épuise et occasionne des dégâts, tant sur autrui que sur soi-même, alors que la persévérance ou le courage soutiennent des efforts efficaces en vue d 'une évolution potentielle et vérifiable. Obstination s'entend par le maintien têtu d une conception ou d une attigude, malgrés son inefficacité, son inutilisé, et le déplaisir qu'elle engendre.

On peut s'obstiner pour :
- une idée à laquelle on croit sns la vérifier : on raisonne mal
- une position psychique dont on ne veut pas déroger même si elle est inconfortable : on fait du "sur place"
- un comportement qui ne mène pas au but visé mais que l'on répète en dépit de toute logique : on s'acharne.

On reconnait facilement la paille dans l'oeil du voisin obtus, tellement aberrante qu'elle nous empêche d'examiner la poutre qui nous aveugle. Qu'il est tentant de taxer d illogique un comportement qui nous échappe, ou d'absurde une attitude qui nous est incompréhensible.


Mais nous , sommes-nous toujours si chohrent ? De l intérieur, il nous semble que oui... Comme tout lme monde il nous arrive de poursuivre un but par habitude, de maintenir une opinion par inertie, avec des oeillères ou des préjugés. On juge parfois sans vraiment savoir, on critique sans comprendre, on adhère sans réfléchir. Mais cela nous fait -il du bien ?


De nombreuses personnes croient à peu près tout ce qu'elles trouvent sur internet : elles pensent que, par la masse des intervenants, les informations se régulent d'elles-mêmes comme si majorité faisait vérité.  Malheureusement, sur de nombreux sites, surtout sur les blogs, il s'écrit tout et n'importe quoi, aucun éditeur, rédacteur, ni comité de lecture compétents ne filtrent les informations. Les rumeurs circulent et s'amplifient, les bêtises sont fréquentes et leur répétion les crédibilise. On lit plusieurs fois la même affirmation fausse qui se diffuse pqar copier-coller et le rabâchage fait office de validation.


On a tendance à croire comme la majortié de son groupe social : il est lui-même insconsciemment soumis à l avis des plus influents, c'est un fondement des liens qui s'unissent et qui réconfortent, mais c'est aussi comme ça que tous les moutons de panurge se sont précipités dns la mer !
On croit ce qu'on a "vu de nos yeux vu" mais la psychologie expérimentale ainsi que l'expérience de la vie démontrent sans difficulité que nos perceptions sont faillibles. Les illusions d'optique illustrent combien notre cerveau a la capacité de trouver du sens là où il n'y en a pas. On a tendance à interpréter les faits selon nos besoins en leur accordant une importance sélective, pour ensuite les réaménager en créant une cohérence qui nous convient. On peut même s'inventer des souvenirs à partir d aucun élément de réalité !
On croit ce qu'on a expérimenté : même si l'expérience ne s'est produite qu'une fois et qu'on ne prend en considération que les éléments qui alimentent notre thèse.

Nos références sont donc relativement fragiles et l'erreur est fréquente. Notre compréhension du monde s 'enreacine et ce qu'on croit se transforme en conviction qu'on ne met plus en doute. Sans conscience, on filtre les événements afin qu'ils n'ébranlent pas nos idées, le temps les confirme donc souvent. C'est le fondement de nos croyances. Elles nous paraissent aller de soi, aussi longtemps que rien ne les remet vraiment en question.
Mais un jour, quelque chose nous bouscule. Nos schémas intérieurs ne suffisent plus à expliquer ce qui nous arrive. Nos croyances ne correspondent plus vraiment au réel qui s'impose à nous. Elles constituent alors un frein à notre évolution. Il est temps d y réfléchir, mais cela requiert un effort. Il  n'est pas aisé de remettre en question ce en quoi on a cru pendant longtemps.
Croire aux fantômes peut constituer un jeu trés amusant qui donne envie de visiter de vieux châteaux en Ecosse, mais vire terrorisé dans sa propre maison parce que l'on la croit hantée dès qu'on entend un vieux plancher craquer est l illustration des dégâts que peut occasionner le maintien, en début de toute évidence scientifique, d une croyance erronée et néfaste.
Il en est de même dans les relations humaines : croire que quelqu un me contredit dans le but de m agresser ou de détruire est une interprétation qui est parfois fondée, mais souvent elle ne l'est pas : la plupart du temps, une personne conteste pour des raisons qui lui sont personnelles (par conviction ou pour éviter de devoir remettre ses idées en question) et qui ne sont pas destinées à nous porter atteinte. Mais l homme, par nature égocentrique, se place souvent au centre de l' interprétation et croit qu'on lui en veut ou qu'on se moque de lui, alors qu'il n en est rien.
Les croyannces ont une puissance folle. Elles ont autant le pouvoir de guérir que de détruire. Croire au paradis ou au bons génies, croire aux médecines parallèles ou à la fin du monde, croire que les trèffles à quatre feuilles portent bonheur ect peu importe le flacon pourvu qu'on ait l ivresse !
A ce stade, si l 'on souhaite se gâcher la vie, ne serait-ce que sur le plan des idées, il convient donc de rester fidèle aux croyances qui nous dépriment et ne servent à rien. Ou ne servent qu'à ça ? Accrochons-nous aux idées qui nous font honte, qui nous font peur, nous mettent en colère, nous enferment dans notre malheur et stérilisent nos possibiltész d'action, avec constance et assiduité, jusqu'à la paralysie.
Etre heureux consisterait-il à éprouver une succession ininterrompue de sentiments agréables ? Si l' on ressent de l envie ou de la colère, si l'on doute ou si l'on est déçu, triste ou anxieux, serait-ce qu'on n est pas vraiment heureux ? Il faut se rassurer, les seules personnes à ne jamais connaître ces émotions la sont les psychopathes et les morts !
On se gâche la vie à croire qu'on devrait être comme si ou comme cela : on devrtait être au courant de se qui se passe dans le monde et avoir une conscience politique, on devrait avoir telle peau ou telle silhouete, on devrait avoir une certaine culture, connaitre les bons vins, avoir lu cet auteur en vogue, on devrait avoir plein d'amis souriants autour de sa table, on devrait avoir meilleur goût, s'y connaitre en musique, être marié ou avoir des enfants...... c est sans fin et cela dépend de ce qu'on nous a mis dans le crâne autant que du besoin étrange de se déprécier par comparaison. C'est une histoire de pré et d'herbe verte...
On s'attriste parceq u'on ne voit pas qu on a une vie, somme toute, assez agréable. Elle ne ressemble peut être pas à celle des autres, ni à celle dont on rêvait, mais elle nous convient.
On ne peut vivre une vie lisse, sans heurt ni fourvoiement. Etre heureux nécessite un véritable travail qui commence déjà par la définition même du concept. Peut-être confondons-nous le bonheur et la réjouissance ???

Publié dans PSYCHOLOGIE REFLEXIONS

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