ADOPTER UNE POULE

Publié le par Tropiquirinha

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Il est des signes qui ne trompent pas. Quand des poules de ville se mettent à avoir une page Facebook, c’est qu’un phénomène est en marche. Adopter une gallinacée pour réduire ses déchets, voilà la nouvelle tendance des citadins. Envie de vous lancer dans l’aventure des oeufs maison ? Suivez le guide.

Bichonnée, une poule à 30 euros peut donner près de 150 oeufs par an.

Bichonnée, une poule achetée entre 15 et 40 euros peut donner près de 150 oeufs par an.

Les magasins Truffaut ne savent plus où donner du bec. Leurs ventes de poules augmentent chaque année, + 57% entre 2011 et 2012 et + 87% pour les poulaillers. La poulette est à la fête encouragée par les collectivités qui les offrent à leurs administrés. De Pincé petite bourgade de la Sarthe, à la communauté d’agglomération de Besançon en passant par plusieurs syndicats d’ordures ménagères de la région parisienne, les élus invitent les habitants à adopter une poule pour réduire leurs déchets. Dans le Val-de-Marne, le projet du Sivom Vallée de l’Yerres et des Sénarts s’inscrit dans le plan local de réduction des déchets. Les 30 participants-témoins s’engagent à peser chaque jour les déchets qu’ils donnent aux poules pour estimer la potentielle baisse de la taxe des ordures ménagères. L’expérience est tellement sérieuse que l’Ademe est même partenaire. « Depuis le début de l’opération en mars dernier, chaque poule engloutit en moyenne 128 grammes de déchets par jour, explique Nicolas Masounave du Syndicat. Nos poules mangent de tout mais par éthique, on évite de leur donner du poulet. »

En France, la poule est considérée comme un animal domestique au même titre que les hamsters. Pour ne pas qu'elle déprime, il est conseillé d'en prendre au moins deux.

En France, la poule est considérée comme un animal domestique au même titre que les hamsters. Pour ne pas qu’elle déprime, il est conseillé d’en prendre au moins deux.

Poulette = ramasse-miettes ? Contrairement à la comptine, la bête ne picore pas que du pain dur pas plus qu’elle ne peut se contenter d’un régime blé/maïs. Non, la poule est omnivore et adore les vers de terre et les limaces, ce qui en fait une alliée précieuse au jardin (d’autant que ses fientes forment un magnifique engrais). Michel Audureau et Patricia Méaille auteurs du guide « J’élèverais bien des poules » (aux éditions Terre Vivante) conseillent d’offrir à la belle 70% d’aliments énergétiques (céréales + graisses) et 30% de protéines. A piocher dans vos poubelles : gras de viande, épluchures et fanes de légumes, restes de pommes de terre, coquilles d’huîtres écrasées, peau de poissons… Au final, elle pourrait absorber entre 50 et 70 kilos de vos déchets chaque année. Pour lustrer le plumage de votre poulette et avoir de beaux œufs, ajoutez également de la levure de bière. « Selon certaines recherches, expliquent les auteurs, elle stimulerait la résistance aux maladies la production d’oeufs et la croissance des poussins. »

On les loge où les cocottes ? Dans les élevages biologiques, la réglementation prévoit 6 poules par m2. Chez vous, offrez-leur quelques mètres carrés supplémentaires, elles sauront en profiter (20 m2 par poule, c’est le bonheur). Prévoyez un parcours à l’air libre avec des passages dans l’herbe verte, des petites zones de sol meuble à gratter et des « nids de poule ». Ces trous dans la chaussée qui nous éclatent les chevilles et flinguent nos talons sont indispensables dans le poulailler car la poulette aime se vautrer dans la poussière pour se débarrasser des parasites. Un mélange de sable fin, de cendre de bois et de fleur de soufre saura la ravir. N’oubliez pas de grillager l’ensemble en vous assurant de ne jamais laisser de trous plus gros qu’une pièce de deux euros. Une fouine ou une belette pourrait s’y glisser.

Le poulailler nouveau est arrivé !

Le poulailler nouveau est arrivé !

Trop hype la gallinacée ? Adopter une poule devient tellement tendance que des designers inventent des poulaillers urbains, sortes de mini-caravanes à la Philippe Starck. L’Eglu Classic Chicken House de la société Omlet trône même au sein des collections permanentes du Victoria and Albert Museum de Londres. Cocot’home, poulailler version mini se nettoie aussi facilement que la caisse pour le chat. On trouve de chouettes idées naturelles du côté des belges et de kotkotinthecity. Et si l’on est bricoleur, on peut choisir un poulailler en kit de chez Eco-poules et le monter comme une armoire Ikea.

Poules aux œufs d’or ? Quelle espèce de poule choisir pour avoir un maximum d’oeufs ? Evitez les races industrielles comme la Livourne italienne devenue aux States la Legorn. Rendez hommage à votre terroir en choisissant des espèces régionales : la Bresse, la Limousine, la Géline de Touraine, la Cou nu du Forez, la Gâtinaise, la poule d’Alsace, la Coucou de Rennes… N’oubliez pas néanmoins que quelque soit la cocotte élue, vous n’aurez pas plus de 150 oeufs par an car quand on ne leur braque pas un projecteur sur la tempe, toutes les poules arrêtent de pondre quelques semaines fin d’automne, début d’hiver.

Vous êtes convaincu ? Reste à acheter la bête. Vous dénicherez un maximum d’adresses sur le site de Jean-Claude Périquet, Président de la Fédération française des volailles. On y trouve la liste des éleveurs par race. Une bible ! Evidemment, les poules s’achètent aussi plus classiquement dans les animaleries, sur les marchés et même sur leboncoin.fr. A propos, c’est bientôt la fête des Pères, offrir une nouvelle poule à papa, vous y avez pensé ?

Publié dans CONSOMMATION

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